Mercredi 17 janvier 2007
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21:45
Un ange solitaire pleure sous les étoiles défuntes.
Chacune de ses larmes engendre un astre avorté.
Ils errent dans un triste cosmos au froid trépassé.
Les cieux laissent perler une ultime complainte.
Les ailes de cet être jadis si glorieux sont brisées.
Sales et inutiles, elles s’agitent dans la poussière.
Des plumes s’envolent dans une escapade solitaire.
Le moribond exhale un ultime souffle de sacré.
Un parfum ranci de paradis flotte autour de lui.
Créature orpheline abandonnée là par son Dieu,
Elle repose aux côtés de son glaive poreux.
Ses yeux délavés finissent de vomir le paradis.
Pour la lente agonie d’un ange, quelques vers
Crachés à la face du Père en guise d’oraison.
Que ces rimes claquent et soient profanation,
Un ultime blasphème pour embrasser l’enfer.
Par Aegimios
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Mercredi 17 janvier 2007
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22:27
Les Dieux sont revenus parmi nous. Des légions de tristes âmes jouent les fossoyeurs de la libre-expression. Formidable retour en arrière dans des temps que nous pensions révolus. Des prophètes dévoyés agitent les frustrations et les angoisses des foules. Le monde s'éveille péniblement d'une longue torpeur. Le rideau de fer s'est écroulé sur les ruines de ressentiments trop longtemps refoulés. Le retour dans les territoires de nos inconscients reniés ébranle nos certitudes.
Des rhétoriques binaires s'affrontent sous le signe d'un manichéisme absolu. Si les voiles viennent renier certaines femmes, ils sont aussi sur bien des esprits de soi-disant penseurs. Le phare de la liberté éclaire de plus en plus faiblement tandis que nous errons sur un océan qui grossit chaque jour. Le siècle des Lumières est en berne. Voltaire, ils sont devenus fous !
Si vous devez rétablir le blasphème, sachez que je serai ce chien, cet impie qui refusera de se soumettre à quelque loi divine que ce soit. Je proclame mon droit le plus absolu de tourner en dérision un prophète, un prêtre, un rabbin. Mon père se nomme Choix, ma mère Indépendance. Je suis leur enfant et je m'affranchi de toute autorisation préalable pour penser. A la face de vos croyances formolées, je jette mon humanité.
Par Aegimios
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Mercredi 17 janvier 2007
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22:30
Par Aegimios
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Lundi 12 mars 2007
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22:13
Cigarette qui se consume dans un cendrier,
Soleil qui déteint sur un ciel en larme,
L'enfant se saisit de la crosse de l'arme.
Vieillard qui se consume dans sa voiture papale,
Icône qui se fissure sous un temps indifférent,
Il se saisit de la crosse de son bâton pastoral.
L'enfant ouvre la bouche pour accueillir la mort.
Sa main tremble tandis qu'il serre la crosse.
...
Il s'effondre au sol, le cerveau grillé.
Le pape ouvre la bouche pour parler amour.
Sa main tremble tandis qu'il s'appuie sur la crosse.
...
L'humanité s'effondre au sol, le cerveau grillé.
Par Aegimios
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Mardi 29 mai 2007
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21:39
Pénétrées par des sexes phalliques en ultime érection d'impuissance,
Les deux putains, soeurs jumelles du capitalisme, se sont couchées.
Dans leurs grands coeurs d'acier se sont endormies tant de destinées.
Ejaculation stérile d'un fanatisme absolu sur nos bonnes consciences.
Leurs chairs viennent embrasser le souffle mortuaire de la bombe.
Sous les voiles de la soumission coulent des tristes larmes cachées.
Les sourates du Coran flagellent les esprits insoumis dans l'impiété.
Les houris aux grands yeux se meurent de chagrin dans leurs tombes.
Dans son minaret, le muezzin chante sous une lune ronde et ensanglantée.
Les mollahs se drapent dans leurs fatwas et conjurent l'humanité.
Le hijab tombe insidieusement en invoquant des fantômes du passé.
Sur la place de la Charia, les pierres volent, les visages sont brûlés.
Par Aegimios
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